# Microcrédit : l'Adie dit oui à ceux que les banques refusent

> L'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique) prête de petites sommes, jusqu'à 15 000 euros, à des personnes que les banques refusent (chômeurs, allocataires de minima sociaux, gens sans garantie) pour qu'elles créent leur propre emploi. En 2025, près de 31 000 microcrédits accordés et plus de 18 000 personnes qui ont lancé leur activité, soit environ 400 emplois créés par semaine. Nuance : ce n'est pas magique, il faut un projet, ça comporte un risque et le taux d'intérêt est plus élevé qu'à la banque. Mais pour beaucoup de gens exclus du crédit, c'est une vraie porte qui s'ouvre.

*Solidarité · Par Kim Warani · 15 juillet 2026 · 3 min de lecture*

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## Une porte fermée pour trop de gens

Avoir une idée ne suffit pas toujours. Quand on est au chômage, aux minima sociaux ou sans caution à offrir, la banque dit non. Pas par méchanceté, mais parce que le dossier ne coche pas les cases. Résultat : des milliers de personnes qui pourraient créer leur emploi restent sur le bord de la route, faute d'accès au petit prêt qui lancerait leur projet.

## Ce que fait l'Adie

L'Adie prête à celles et ceux qu'on refuse ailleurs. De petites sommes, jusqu'à 15 000 euros, sans exiger de garantie, pour créer une activité : food truck, salon de coiffure, atelier d'artisanat, services de proximité. Surtout, chaque prêt s'accompagne d'un suivi humain. En 2025, ça représente près de 31 000 microcrédits professionnels et plus de 18 000 personnes qui ont lancé leur activité dans l'année, soit environ 400 emplois créés chaque semaine.

## Ce que ça change vraiment

Plus de la moitié des personnes financées vivaient sous le seuil de pauvreté au moment de leur demande. Après, 95 % sont durablement en emploi, 60 % sont sorties des minima sociaux, et trois entreprises sur quatre sont toujours actives trois ans plus tard. Chaque euro investi génère près de 5 euros de valeur sociale en deux ans.

## Ce qu'il faut nuancer

Chez Wanted, on garde les pieds sur terre. Le microcrédit n'est pas une solution magique pour tout le monde. Il faut un projet et de l'accompagnement, ça comporte un risque, puisqu'on emprunte, et le taux d'intérêt, autour de 8 à 10 %, est plus élevé qu'un prêt bancaire classique. Ça ne remplace pas les droits sociaux. Mais pour beaucoup de gens exclus du crédit, c'est une vraie porte qui s'ouvre, avec quelqu'un derrière pour tenir la main.

## Questions fréquentes

### Qu'est-ce que le microcrédit de l'Adie ?

C'est un prêt de petite somme, jusqu'à 15 000 euros, accordé à des personnes que les banques refusent (chômeurs, allocataires de minima sociaux, gens sans garantie) pour qu'elles créent leur propre emploi. Il s'accompagne toujours d'un suivi humain pendant le lancement du projet.

### Combien de personnes l'Adie a-t-elle aidées ?

En 2025, l'Adie a accordé près de 31 000 microcrédits professionnels. Plus de 18 000 personnes ont créé leur entreprise dans l'année, soit environ 400 emplois créés chaque semaine.

### Est-ce que le microcrédit marche vraiment ?

Oui, pour beaucoup de gens : 95 % des personnes financées sont ensuite durablement en emploi et trois entreprises sur quatre tournent toujours trois ans plus tard. Mais ce n'est pas magique. On emprunte, donc il y a un risque, et le taux d'intérêt est plus élevé qu'à la banque. Ça ne remplace pas les droits sociaux.

## Sources

Adie : rapport d'activité (chiffres 2025). Carenews ; Bpifrance Création.

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