Le constat
Aux États-Unis, moins d’une personne aveugle sur dix lit le braille. Et quand on n’apprend pas à lire, tout se ferme : l’école, les études, le travail. Au début des années 1980, les livres en braille pour enfants sont rares et très chers. Debra Bonde vit à Detroit. Elle est timide, elle cherche juste un bénévolat où elle n’aurait pas besoin de parler aux gens. Alors elle s’inscrit à un cours pour apprendre à transcrire des livres en braille.
La preuve
Dans sa cave, Debra transcrit des albums pour enfants, comme ceux du Dr Seuss. Elle les imprime sur une imprimante braille fabriquée par son père, et les vend au prix du papier. Le bouche-à-oreille fait le reste. En 1984, des amis l’aident à créer une association : Seedlings, les semis. Parce que si on donne un livre à un enfant, l’amour de la lecture pousse. La première année, elle fabrique 221 livres. En 2021, Seedlings en a distribué plus de 600 000 dans le monde.
La suite
Jared est né aveugle. Grâce à Seedlings, la bibliothèque de son école avait des livres en braille : il pouvait en emprunter, comme les autres. Aujourd’hui, il est ingénieur logiciel. Sans savoir lire, dit-il, je n’aurais jamais eu mon diplôme. Le soir, il lit à ses deux enfants, qui voient, des albums en braille et en texte. Soyons honnêtes, un livre en braille coûte cher à fabriquer : la moitié est vendue, environ dix dollars. L’autre moitié est donnée.
Questions fréquentes
Que s'est-il passé ?
Aux États-Unis, moins d'une personne aveugle sur dix lit le braille. Et quand on n'apprend pas à lire, tout se ferme : l'école, les études, le travail. Au début des années 1980, les livres en braille pour enfants sont rares et très chers. Debra Bonde vit à Detroit. Elle est timide, elle cherche juste un bénévolat où elle n'aurait pas besoin de parler aux gens. Alors elle s'inscrit à un cours pour apprendre à transcrire des livres en braille.
Qu'est-ce qui a vraiment changé ?
Dans sa cave, Debra transcrit des albums pour enfants, comme ceux du Dr Seuss. Elle les imprime sur une imprimante braille fabriquée par son père, et les vend au prix du papier. Le bouche-à-oreille fait le reste. En 1984, des amis l'aident à créer une association : Seedlings, les semis. Parce que si on donne un livre à un enfant, l'amour de la lecture pousse. La première année, elle fabrique 221 livres.
Et depuis, que se passe-t-il ?
Jared est né aveugle. Grâce à Seedlings, la bibliothèque de son école avait des livres en braille : il pouvait en emprunter, comme les autres. Aujourd'hui, il est ingénieur logiciel. Sans savoir lire, dit-il, je n'aurais jamais eu mon diplôme. Le soir, il lit à ses deux enfants, qui voient, des albums en braille et en texte. Soyons honnêtes, un livre en braille coûte cher à fabriquer : la moitié est vendue, environ dix dollars. L'autre moitié est donnée.