Le constat
Dans le diabète de type 1, le système immunitaire détruit les cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline. Il faut alors la remplacer soi-même, à vie : contrôler sa glycémie plusieurs fois par jour, doser, injecter, et vivre avec la peur de l’hypoglycémie sévère, celle qui peut vous faire perdre connaissance. Amanda Smith, infirmière et mère de famille à London au Canada, a vécu comme ça pendant presque dix ans.
La preuve
Des chercheurs ont appris à fabriquer en laboratoire, à partir de cellules souches, les cellules productrices d’insuline qui manquent. Le traitement s’appelle le zimislecel. Une seule perfusion, et les cellules s’installent près du foie et se mettent au travail. Résultat publié en juin 2025 dans le New England Journal of Medicine : sur les douze patients suivis pendant un an, tous ont vu disparaître les hypoglycémies sévères et ramené leur taux d’HbA1c sous les sept pour cent, et dix sur douze n’ont plus eu besoin d’insuline du tout. Amanda, elle, a arrêté ses injections quelques mois après la perfusion, et elle n’y est jamais revenue.
Soyons honnêtes
Ce n’est pas encore un traitement disponible. L’essai reste petit, et comme les cellules viennent d’un donneur, chaque patient doit prendre des médicaments antirejet en continu, avec les risques que cela comporte. Le laboratoire annonce le dépôt de ses dossiers auprès des autorités américaines et européennes en 2026, pour une arrivée possible en 2027, et d’abord pour les formes les plus sévères de la maladie. Ce n’est donc pas la fin du diabète de type 1. Mais pour la première fois, des gens vivent sans insuline depuis plus de deux ans.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le zimislecel ?
Un traitement fabriqué à partir de cellules souches, qui reproduit en laboratoire les cellules productrices d'insuline détruites chez les personnes atteintes de diabète de type 1. Une seule perfusion suffit : les cellules s'installent près du foie et se mettent à produire de l'insuline. Sur les douze patients suivis un an, tous ont vu disparaître leurs hypoglycémies sévères et dix ont pu arrêter totalement l'insuline.
Ce traitement est-il disponible ?
Pas encore. L'essai publié en juin 2025 dans le New England Journal of Medicine reste petit, et le laboratoire annonce le dépôt de ses dossiers auprès des autorités américaines et européennes en 2026, pour une arrivée possible en 2027, d'abord réservée aux formes les plus sévères de la maladie.
Quels sont les inconvénients de cette approche ?
Le principal tient à l'origine des cellules : elles proviennent d'un donneur, ce qui oblige chaque patient à prendre des médicaments antirejet en continu, avec les risques que cela comporte. Ce n'est donc pas la fin du diabète de type 1. Ce qui est acquis, en revanche, c'est que pour la première fois des personnes vivent sans insuline depuis plus de deux ans.