Le constat
Été 2020, à Massapequa, près de New York. Keith Thomas traîne au bord d’une piscine. Il plonge, avec élan, comme d’habitude. Son souvenir suivant, c’est un hélicoptère qui l’emmène à l’hôpital. Il s’est brisé le cou au fond du bassin. Paralysé à partir de la poitrine, il ne peut plus lever la main plus haut que le cou. Se gratter le nez tout seul, c’est fini.
La preuve
L’équipe du professeur Chad Bouton, aux Feinstein Institutes, lui propose un essai. Des électrodes dans son cerveau captent son envie de bouger, et un ordinateur renvoie le signal vers ses bras et ses mains. Dans l’autre sens, des capteurs sur ses doigts renvoient le toucher jusqu’au cerveau. D’où le nom : double pontage neuronal. Après 35 semaines d’entraînement, son bras droit a gagné 86 % de force, le gauche 62 %. Il se gratte le nez, il s’essuie la bouche.
Soyons honnêtes
Keith mange seul. Il sent la main de sa sœur, et les poils de son chien sous ses doigts. Il sait s’il tient une balle, une tasse ou un œuf, et il dose sa force. Une partie des progrès tient même quand l’ordinateur est éteint. Mais c’est un essai, mené sur un seul homme. Les résultats, publiés en juillet dans Nature Medicine, devront être confirmés chez d’autres patients. Chad Bouton, lui, parle d’un moment incroyable.
Questions fréquentes
Que s'est-il passé ?
Été 2020, à Massapequa, près de New York. Keith Thomas traîne au bord d'une piscine. Il plonge, avec élan, comme d'habitude. Son souvenir suivant, c'est un hélicoptère qui l'emmène à l'hôpital. Il s'est brisé le cou au fond du bassin. Paralysé à partir de la poitrine, il ne peut plus lever la main plus haut que le cou. Se gratter le nez tout seul, c'est fini.
Qu'est-ce qui a vraiment changé ?
L'équipe du professeur Chad Bouton, aux Feinstein Institutes, lui propose un essai. Des électrodes dans son cerveau captent son envie de bouger, et un ordinateur renvoie le signal vers ses bras et ses mains. Dans l'autre sens, des capteurs sur ses doigts renvoient le toucher jusqu'au cerveau. D'où le nom : double pontage neuronal. Après 35 semaines d'entraînement, son bras droit a gagné 86 % de force, le gauche 62 %.
Quelles sont les limites de cette histoire ?
Keith mange seul. Il sent la main de sa sœur, et les poils de son chien sous ses doigts. Il sait s'il tient une balle, une tasse ou un œuf, et il dose sa force. Une partie des progrès tient même quand l'ordinateur est éteint. Mais c'est un essai, mené sur un seul homme. Les résultats, publiés en juillet dans Nature Medicine, devront être confirmés chez d'autres patients. Chad Bouton, lui, parle d'un moment incroyable.