Le constat
Demandez à n’importe quel bibliothécaire : le samedi matin, dans le coin des albums jeunesse, ce sont les mères qui amènent les enfants. Les pères, eux, arrivent rarement. Pas par manque d’envie, souvent par habitude : on leur a appris à jouer au ballon avec leurs gamins, pas à leur lire une histoire.
La bonne nouvelle
Khari Arnold, jeune père d’Atlanta, s’est mis à emmener sa fille à la bibliothèque chaque semaine. Il a vu leur lien grandir, et le vocabulaire de sa fille exploser : à dix-huit mois, sa pédiatre attendait quinze mots, elle en connaissait deux cent cinquante. Avec sa femme Arielle, il a lancé The Library Dads et invité d’autres pères à venir. Ils sont aujourd’hui plus de trois cents, et leurs rendez-vous rassemblent une centaine de papas et leurs enfants.
Ce que ça change
Soyons honnêtes : une matinée à la bibliothèque ne répare pas à elle seule les difficultés de lecture d’un pays. Mais les pères qui viennent racontent tous la même chose : leurs enfants réclament d’y retourner, et eux se sont fait des amis. Le collectif part en tournée dans cinq comtés d’Atlanta cette année, et rêve d’essaimer partout.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que The Library Dads ?
Un collectif né à Atlanta, lancé par Khari Arnold et sa femme Arielle, qui invite les pères à emmener leurs enfants à la bibliothèque. Il réunit aujourd'hui plus de trois cents pères, et ses rendez-vous rassemblent une centaine de papas accompagnés de leurs enfants. Le collectif part cette année en tournée dans cinq comtés d'Atlanta.
Pourquoi les pères vont-ils moins à la bibliothèque avec leurs enfants ?
Rarement par manque d'envie, le plus souvent par habitude : on leur a appris à jouer au ballon avec leurs enfants, pas à leur lire une histoire. C'est le constat que font les bibliothécaires le samedi matin dans les rayons jeunesse, et c'est exactement ce que le collectif cherche à déplacer.
Quel effet la lecture a-t-elle eu sur la fille de Khari Arnold ?
Son vocabulaire s'est développé bien au-delà de ce qui était attendu : à dix-huit mois, sa pédiatre tablait sur une quinzaine de mots, elle en connaissait deux cent cinquante. Son père décrit aussi un lien qui s'est renforcé entre eux. Cela dit, une matinée hebdomadaire à la bibliothèque ne suffit évidemment pas à régler à elle seule les difficultés de lecture d'un pays.