Le constat
Avant 1950, écrire voulait dire un porte-plume, un encrier, du buvard, des doigts tachés et des pages gâchées. Le stylo à bille existait déjà, breveté par les frères hongrois László et György Biró, mais il coûtait cher, bavait, séchait, et restait un objet peu fiable réservé à ceux qui pouvaient se le permettre. Un industriel installé à Clichy s’appelait Marcel Bich.
La preuve
En 1949, il achète le brevet aux frères Biró. Il n’a rien inventé, et il ne le cache pas : ce qu’il veut, c’est rendre l’objet fiable et abordable. Deux ans durant, son équipe teste des dizaines de formules d’encre pour trouver la bonne viscosité. Puis, avec des techniques empruntées à l’horlogerie suisse, ils usinent une bille en carbure de tungstène d’un millimètre, parfaitement sphérique et quasi indestructible. En décembre 1950, le Bic Cristal sort de l’usine. Il coûte cinquante centimes et il est rechargeable.
Soyons honnêtes
On attribue souvent l’invention à Bich, et c’est faux : elle revient aux frères Biró. Son apport est ailleurs, et il n’est pas mince. Il a pris un objet qui existait mais ne marchait pas bien, et il l’a rendu assez bon et assez bon marché pour que tout le monde puisse écrire. Le cent milliardième exemplaire a été vendu en septembre 2006. Quant au nom de la marque, c’est simplement le sien, raccourci d’une lettre.
Questions fréquentes
Qui a inventé le stylo à bille ?
Les frères hongrois László et György Biró, qui l'avaient breveté. Marcel Bich a racheté leur brevet en 1949 : il n'a pas inventé l'objet, il l'a rendu fiable et bon marché.
Qu'a changé Marcel Bich ?
Deux ans de recherche sur la viscosité de l'encre, et une bille en carbure de tungstène d'un millimètre, parfaitement sphérique, usinée avec des techniques d'horlogerie suisse.
D'où vient le nom Bic ?
De son propre nom, Bich, raccourci d'une lettre.