À l’école, on la traitait de « bizarre »
Adhara Pérez Sánchez naît à Mexico en 2011. Très tôt, ses parents remarquent qu’elle n’est pas comme les autres enfants : elle parle peu, évite le contact visuel, et passe des heures sur les chiffres et les étoiles. À 3 ans, le diagnostic tombe : elle est autiste, syndrome d’Asperger. À l’école, sa vie devient un cauchemar. Ses camarades la harcèlent, la traitent de « bizarre », d’« alien ». Ses parents finissent par la retirer de l’école classique.
Le test qui change tout
C’est là qu’ils lui font passer un test de QI. Le résultat les laisse sans voix : 162. Au-dessus des estimations habituelles d’Einstein, environ 160, et de Stephen Hawking, environ 154. Ce que l’école avait pris pour un défaut était en réalité un cerveau hors norme, que personne autour d’elle n’avait su accompagner. Adhara n’avait pas changé. C’est le regard posé sur elle qui a changé.
Deux diplômes, et la NASA en ligne de mire
Portée par sa passion des étoiles, Adhara enchaîne un parcours fulgurant. Aujourd’hui adolescente, elle a décroché deux diplômes d’ingénierie. Elle est aussi devenue ambassadrice STEM de l’Agence spatiale mexicaine, où elle transmet les maths et les sciences aux plus jeunes. Son rêve, elle le dit sans détour : devenir ingénieure à la NASA, puis astronaute. Pour beaucoup de parents d’enfants neuroatypiques, son visage est devenu un signal simple : mon enfant peut avoir sa place quelque part.
Ce qu’il faut nuancer
Chez Wanted, on raconte les bonnes nouvelles honnêtement. Adhara reste une enfant autiste. Elle a besoin de routines, elle supporte mal le bruit et les lumières, et elle communique parfois difficilement. Son histoire est exceptionnelle, ce n’est pas la norme, et tous les enfants autistes ne sont pas des génies. L’autisme n’est pas un super-pouvoir, et faire de ces parcours rares la mesure de tous les autres, ça met une pression injuste sur des familles qui se battent déjà. Ce que cette histoire rappelle, c’est autre chose : un enfant « différent » n’est pas un enfant « moins ». Il a juste besoin qu’on regarde ce qu’il sait faire, pas ce qu’il n’arrive pas à faire.
Questions fréquentes
Qui est Adhara Pérez Sánchez ?
C'est une jeune Mexicaine née à Mexico en 2011, diagnostiquée autiste (syndrome d'Asperger) à 3 ans. Après avoir été harcelée à l'école, elle passe un test de QI qui donne un score de 162. Aujourd'hui adolescente, elle a deux diplômes d'ingénierie et elle est ambassadrice STEM de l'Agence spatiale mexicaine.
Que veut dire un QI de 162 ?
C'est un score très élevé, au-dessus des estimations habituelles attribuées à Einstein (environ 160) ou à Stephen Hawking (environ 154). Attention quand même : un test de QI mesure certaines capacités à un moment donné, il ne dit pas tout d'une personne ni de son avenir.
Est-ce que l'autisme rend forcément surdoué ?
Non, et c'est important de le dire. Le parcours d'Adhara est exceptionnel, ce n'est pas la norme, et tous les enfants autistes ne sont pas des génies. L'autisme, ce sont surtout des façons différentes de percevoir, de communiquer et de fonctionner, avec des besoins d'accompagnement propres à chacun.