Solidarité Par · 26 août 2026 · 2 min de lecture

Il a dormi dans un couloir en arrivant. Aujourd'hui, il ouvre le sien

ON SOUTIENT
Il a dormi dans un couloir : il ouvre le sien la nuit

En bref. Quand il fait moins dix à Manhattan et qu'on n'a nulle part où aller, on ne cherche pas un lit mais un espace fermé où le vent ne rentre pas. La plupart de ces sas sont verrouillés la nuit. Ali Riza Dogan, qui tient l'Ali Baba, un restaurant méditerranéen de Midtown Manhattan, a décidé de laisser le vestibule de son établissement accessible aux personnes sans domicile, pour qu'elles s'y réchauffent et puissent y dormir. Chaque semaine, il sert aussi des repas à ceux qui n'en ont pas, y compris directement dans la rue. En arrivant aux États-Unis, il avait lui-même dormi dans un couloir.

Le constat

Quand il fait moins dix dans Manhattan et qu’on n’a nulle part où aller, on ne cherche pas un lit. On cherche un endroit fermé : un hall d’immeuble, une entrée de métro, le sas vitré d’une boutique. Un espace de quelques mètres carrés où le vent ne rentre pas. La plupart de ces sas sont fermés à clé la nuit, et c’est tout à fait compréhensible.

La preuve

Ali Riza Dogan tient l’Ali Baba, un restaurant méditerranéen de Midtown Manhattan. Il a décidé de laisser le vestibule de son établissement accessible aux personnes sans domicile, pour qu’elles s’y réchauffent et puissent y dormir. Il ne s’arrête pas là : chaque semaine, il sert aussi des repas à ceux qui n’en ont pas, y compris directement dans la rue. Ce n’est pas une opération de communication ponctuelle, c’est une habitude.

Soyons honnêtes

Ce qui explique son geste tient en une phrase de sa propre histoire : en arrivant aux États-Unis, il a lui-même dormi dans un couloir. Il ne fait donc pas la charité depuis une position confortable, il rend quelque chose. Et soyons clairs : un sas de restaurant n’est pas un logement, ça ne remplace ni un hébergement d’urgence ni une politique publique. Mais entre une porte fermée et une porte ouverte, quand il fait moins dix, il n’y a pas de débat.

Questions fréquentes

Que propose-t-il exactement ?

Le vestibule de son restaurant reste accessible la nuit aux personnes sans domicile, pour s'y réchauffer et y dormir. Il sert par ailleurs des repas chaque semaine, y compris dans la rue.

Pourquoi le fait-il ?

Parce qu'en arrivant aux États-Unis, il a lui-même dormi dans un couloir. Il ne fait pas la charité depuis une position confortable : il rend quelque chose.

Est-ce une solution au sans-abrisme ?

Non. Un sas de restaurant n'est pas un logement et ne remplace ni un hébergement d'urgence ni une politique publique. Mais entre une porte fermée et une porte ouverte quand il fait moins dix, la différence est réelle.

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