Science Par · 16 juillet 2026 · 3 min de lecture

Le lithium est rare et cher. Et si nos batteries marchaient bientôt au sel de table ?

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Les batteries au sel de table arrivent enfin pour de vrai

En bref. Les batteries au sodium arrivent enfin en production réelle. Au lieu du lithium, un métal rare, cher et concentré dans quelques pays, elles utilisent du sodium, l'un des éléments du sel de table, abondant partout et bien moins cher. CATL, le numéro un mondial de la batterie, lance sa gamme sodium-ion et vise la production de masse en 2026, à environ 19 dollars par kWh au niveau de la cellule contre plus de 50 pour le lithium. Nuance : à poids égal, elles stockent encore un peu moins d'énergie que le meilleur lithium, et la production ne fait que démarrer. Ce n'est pas la fin du lithium, mais une alternative sérieuse pour le stockage.

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Le lithium, précieux mais fragile

On n’y pense pas souvent, mais nos téléphones, nos voitures électriques et le stockage de l’énergie solaire dépendent tous de la même chose : le lithium. Un métal rare, cher, concentré dans une poignée de pays, et parfois extrait dans des conditions désastreuses. Dépendre d’une seule ressource comme celle-ci, c’est fragile.

Le sodium, abondant et bien moins cher

La solution était presque sous notre nez. Le sodium, c’est l’un des éléments du sel de table. On en trouve partout et il coûte une fraction du prix du lithium, jusqu’à cent fois moins cher. CATL, le numéro un mondial de la batterie, vient de lancer sa gamme sodium-ion et vise la production de masse dès 2026. Le coût annoncé tourne autour de 19 dollars le kilowattheure au niveau de la cellule, contre plus de 50 pour le lithium équivalent.

À l’aise dans le froid comme dans la chaleur

Au-delà du prix, ces batteries encaissent beaucoup de cycles de charge et fonctionnent très bien du grand froid à la forte chaleur, de moins 40 à plus 70 degrés, là où le lithium souffre. Parfait pour stocker l’électricité solaire et éolienne, et pour équiper des voitures plus abordables.

Ce qu’il faut nuancer

Chez Wanted, on le dit clairement : ce n’est pas magique. À poids égal, une batterie au sodium stocke encore un peu moins d’énergie qu’une très bonne batterie au lithium, donc pour la même autonomie, elle est plus lourde. Et la production ne fait que démarrer, portée surtout par la Chine. Ce n’est donc pas la fin du lithium, mais une alternative sérieuse, moins chère et moins gourmande en métaux rares. Une technologie plus propre et plus abondante qui avance vraiment, ça donne le sourire.

Questions fréquentes

C'est quoi une batterie au sodium ?

C'est une batterie qui fonctionne sur le même principe qu'une batterie classique, mais en utilisant du sodium à la place du lithium. Le sodium est l'un des éléments du sel de table : il est abondant partout et coûte bien moins cher que le lithium.

Les batteries au sodium sont-elles vraiment moins chères ?

Oui. CATL annonce un coût d'environ 19 dollars par kilowattheure au niveau de la cellule, contre plus de 50 pour une batterie lithium équivalente. Le sodium lui-même peut coûter jusqu'à cent fois moins cher que le lithium.

Est-ce la fin du lithium ?

Non. À poids égal, le sodium stocke encore un peu moins d'énergie que le meilleur lithium, et la production ne fait que démarrer. C'est une alternative sérieuse, surtout pour le stockage de l'électricité solaire et éolienne, pas un remplacement total du lithium.

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