Animaux Par · 9 juillet 2026 · 4 min de lecture

En 1927, il en restait zéro dans la nature, aujourd'hui sept mille

ON PROTÈGE
Bison d'Europe : de la disparition totale à 7 000 individus en liberté

En bref. Le bison d'Europe, plus grand animal terrestre du continent, a disparu de la nature en 1927, quand le dernier individu sauvage a été abattu. Il ne restait alors qu'une cinquantaine d'animaux en captivité, tous descendants d'une douzaine d'ancêtres. Grâce à un élevage coordonné à partir de ces survivants, puis à des réintroductions, l'espèce compte aujourd'hui environ 7 000 individus en liberté en Europe et est passée, sur la Liste rouge de l'UICN, du statut vulnérable à quasi menacé. Nuance : sa diversité génétique reste faible, et l'espèce dépend encore des programmes de conservation.

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Un géant au bord du gouffre

Le bison d’Europe (Bison bonasus) peut peser près d’une tonne. Pourtant, au début du XXe siècle, la chasse et la destruction de son habitat l’ont poussé à l’extinction dans la nature. En 1927, le dernier individu vivant en liberté est tué. L’espèce ne survit plus que dans quelques zoos, avec une cinquantaine d’animaux seulement.

Un sauvetage à partir d’une poignée de survivants

Plutôt que de laisser l’espèce disparaître, scientifiques et passionnés réunissent les bisons dispersés dans les zoos européens. Ils organisent un élevage coordonné, en tenant un registre généalogique rigoureux, puis relâchent progressivement des animaux dans la nature à partir du milieu du XXe siècle.

7 000 bisons en liberté aujourd’hui

Le résultat est spectaculaire. La population libre est estimée à environ 7 000 individus, contre à peine quelques centaines il y a vingt ans. La Pologne, avec la forêt de Białowieża, abrite la plus grande population, mais l’espèce est aussi présente en Roumanie, en Bulgarie, en Lituanie et ailleurs. En 2020, l’UICN a fait passer le bison d’Europe de “vulnérable” à “quasi menacé”.

Ce que ça change pour la nature

Le retour du bison ne profite pas qu’à l’espèce elle-même. En broutant, en se déplaçant et en ouvrant des clairières, ce grand herbivore entretient des milieux entiers et favorise la biodiversité. C’est une figure du “rewilding”, le réensauvagement des paysages européens.

Ce qu’il faut nuancer

Chez Wanted, on raconte les bonnes nouvelles honnêtement. Comme tous les bisons d’Europe descendent d’une douzaine d’ancêtres, leur diversité génétique reste faible, ce qui rend l’espèce vulnérable aux maladies. Beaucoup de troupeaux restent isolés. L’espèce a donc encore besoin d’un suivi et d’une protection étroits. Mais la trajectoire, elle, est remarquable.

Questions fréquentes

Le bison d'Europe est-il le même que le bison d'Amérique ?

Non, ce sont deux espèces différentes. Le bison d'Europe (Bison bonasus) est plus élancé et vit surtout en forêt, tandis que le bison d'Amérique (Bison bison) peuple les grandes plaines. C'est le bison d'Europe qui a failli disparaître et fait l'objet de ce sauvetage.

Combien reste-t-il de bisons d'Europe ?

On estime la population libre à environ 7 000 individus, en forte hausse par rapport aux quelques centaines des années 2000, et loin de la cinquantaine d'animaux survivants dans les années 1920.

Où peut-on voir des bisons d'Europe ?

La forêt de Białowieża, entre Pologne et Belarus, est le berceau de l'espèce et abrite la plus grande population. Des troupeaux existent aussi dans les Carpates roumaines, en Bulgarie et dans d'autres pays européens.

Encore un peu d'espoir ?