Le constat
Chris Kolstad tient une pizzeria à Columbia Heights, dans le Minnesota. Depuis qu’il a repris l’affaire, il y a près de six ans, il sait que des gens viennent fouiller sa benne. Ces derniers temps, c’est devenu beaucoup plus fréquent. Puis un jour, il voit une femme manger du pain à l’ail au fromage sorti de la poubelle. Il n’a pas appelé la police, il n’a pas mis de cadenas.
La preuve
Il écrit un message public en trois phrases. La première dit de ne pas manger dans la benne. La deuxième dit que si on a faim à ce point, il faut venir demander. Et la troisième est celle qui change tout : si vous avez trop honte pour demander, trouvez un moyen de nous appeler, et on verra pour laisser une petite pizza derrière la porte. Il ne s’est pas arrêté à l’offre. Il a pensé à ceux qui ne la prendraient jamais en face.
Soyons honnêtes
Son message est devenu viral, une cagnotte a réuni plus de quatre mille dollars pour payer les pizzas laissées à l’arrière, et il dit avoir aidé près de cent personnes. C’est beaucoup pour un homme seul, et ça ne règle évidemment rien au fond : si des gens mangent dans les poubelles d’un quartier, ce n’est pas un problème de pizzeria. Ce qu’il a réussi tient à un détail que la plupart des dispositifs oublient : il a rendu l’aide acceptable pour quelqu’un qui a honte.
Questions fréquentes
Qu'a-t-il écrit exactement ?
Trois phrases : ne mangez pas dans la benne ; si vous avez faim à ce point, venez demander ; et si vous avez trop honte pour demander, appelez-nous et on laissera une petite pizza derrière la porte.
Pourquoi la troisième phrase compte-t-elle ?
Parce qu'elle s'adresse à ceux qui ne demanderaient jamais en face. Il a rendu l'aide acceptable pour quelqu'un qui a honte, ce que la plupart des dispositifs oublient.
Combien de personnes a-t-il aidées ?
Près de cent, selon lui. Une cagnotte a réuni plus de 4 000 dollars pour financer les pizzas laissées à l'arrière du restaurant.