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Retirer le CO2 déjà présent dans l’air
Pour tenir le climat, une chose est désormais claire : arrêter de polluer ne suffira pas. Il faudra aussi retirer une partie du CO2 qu’on a déjà relâché dans l’atmosphère. Le problème, c’est qu’on ne savait pas vraiment comment le faire à grande échelle. C’est là que cette histoire devient intéressante.
Mammoth, la plus grande usine du monde du genre
En mai 2024, l’entreprise suisse Climeworks a mis en service « Mammoth » en Islande. C’est la plus grande usine du monde qui capte le CO2 directement dans l’air, une technologie qu’on appelle la captation directe, ou DAC en anglais. Le principe est étonnamment simple : de gigantesques ventilateurs aspirent l’air, des filtres retiennent le CO2, puis on l’enfouit sous terre où il se transforme lentement en roche. Le tout est alimenté par une centrale géothermique voisine, une énergie propre, posée sur un champ de lave. Mammoth est environ dix fois plus grande que la précédente usine et capte à peu près 36 000 tonnes de CO2 par an.
Ce qu’il faut nuancer, honnêtement
Chez Wanted, on le dit clairement : ce n’est pas une baguette magique. À l’échelle de la planète, 36 000 tonnes par an, c’est encore une goutte d’eau. L’humanité émet environ 37 milliards de tonnes de CO2 chaque année, donc Mammoth capte l’équivalent de quelques secondes d’émissions mondiales. C’est aussi une technologie chère et gourmande en énergie. Et surtout, elle ne doit jamais servir d’excuse pour continuer à polluer : la priorité numéro un reste de réduire nos émissions.
Un espoir de complément, à suivre
Malgré tout, voir cette piste devenir réelle change quelque chose. Ces usines montrent qu’on peut commencer à nettoyer l’atmosphère à une échelle industrielle. En complément de la baisse des émissions, jamais à sa place, c’est un outil de plus qui avance pour de vrai. Et une technologie qui progresse dans le bon sens, ça donne un peu d’espoir.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'usine Mammoth de Climeworks ?
Mammoth est la plus grande usine du monde qui capte le CO2 directement dans l'air, mise en service en mai 2024 en Islande par l'entreprise suisse Climeworks. Elle peut capter environ 36 000 tonnes de CO2 par an, qu'elle enfouit sous terre où il se transforme lentement en pierre.
Est-ce que capter le CO2 de l'air suffit à régler le climat ?
Non. 36 000 tonnes par an, c'est minuscule face aux quelque 37 milliards de tonnes de CO2 émises chaque année dans le monde. Cette technologie est aussi chère et gourmande en énergie. Elle ne peut être qu'un complément : la priorité reste de réduire nos émissions.
Est-ce que ces usines excusent le fait de continuer à polluer ?
Non, surtout pas. La captation du CO2 ne doit jamais servir de prétexte pour ralentir la baisse des émissions. Elle vient en plus des efforts de réduction, pas à leur place. Réduire ce qu'on émet reste l'action numéro un.