Le constat
Dans les Vosges, les canicules à répétition de l’été 2026 ont grillé les prés. La paille et le fourrage n’ont quasiment rien donné. Résultat : des éleveurs se retrouvent en plein juillet avec des stocks vides et des bêtes à nourrir, alors que l’hiver est encore loin. Certains parlent d’une situation vraiment catastrophique.
La bonne nouvelle
Le vendredi 17 juillet 2026, à huit heures du matin, un convoi part de Possesse, dans la Marne. Vingt engins chargés de bottes prennent la route vers les Vosges, escortés par la gendarmerie. À l’arrivée, à Domrémy-la-Pucelle, une cinquantaine de véhicules agricoles attendent pour décharger. Au total, 350 tonnes de paille données par des céréaliers de la Marne à une vingtaine d’éleveurs vosgiens qu’ils ne connaissaient pas. L’opération a été montée par la Coordination Rurale.
Soyons honnêtes
350 tonnes, c’est énorme et ça soulage tout de suite. Mais soyons honnêtes : ça n’efface pas une année de sécheresse, et une vingtaine d’éleveurs aidés, ce n’est pas tout un département. Le fond du problème, le climat qui cogne et le fourrage qui manque, reste entier. Ce que le convoi prouve, en revanche, c’est qu’au moment de décider, des paysans ont préféré donner leur paille plutôt que la vendre.
Questions fréquentes
Pourquoi les éleveurs vosgiens manquaient-ils de fourrage ?
Parce que les canicules à répétition de l'été 2026 ont grillé les prés dans les Vosges. La paille et le fourrage n'ont quasiment rien donné, si bien que des éleveurs se sont retrouvés dès le mois de juillet avec des stocks vides et des animaux à nourrir, alors que l'hiver était encore loin. Certains ont parlé d'une situation vraiment catastrophique.
Comment le convoi s'est-il organisé ?
L'opération a été montée par la Coordination Rurale. Le vendredi 17 juillet 2026, à huit heures du matin, vingt engins chargés de bottes sont partis de Possesse, dans la Marne, escortés par la gendarmerie. À l'arrivée, à Domrémy-la-Pucelle, une cinquantaine de véhicules agricoles attendaient pour décharger les 350 tonnes de paille.
Est-ce que ce don règle la crise du fourrage ?
Non. Le geste soulage tout de suite, mais il n'efface pas une année de sécheresse, et une vingtaine d'éleveurs aidés ne représentent pas l'ensemble d'un département. Le problème de fond, un climat qui cogne et un fourrage qui manque, reste entier. Ce que le convoi démontre, c'est qu'au moment de choisir, des céréaliers ont préféré donner leur paille plutôt que la vendre.