Le constat
En 2022, Frédéric Scellos ouvre une armoire et tombe sur un vieux livret de famille. Il y lit une ligne qu’il n’avait jamais vue : il a un petit frère, né en 1968. Lui a grandi fils unique à Argentan. Le bébé, confié à une nourrice vers deux ans puis placé sous la responsabilité de la DDASS, a été adopté et a changé de nom. Frédéric cherche pendant trois ans, sans rien trouver. Un frère qui existe, quelque part, et pas la moindre piste.
La bonne nouvelle
En janvier 2025, Ouest-France publie le témoignage de Frédéric et son appel à témoins, avec sa photo. Annie Roncin, passionnée de généalogie, lit l’article et décide de s’y mettre. Pas de test ADN, pas de laboratoire : des actes de naissance, des registres, le nom de la famille adoptive, des adresses. De la généalogie à l’ancienne. Elle remonte la piste jusqu’à Jean-Marc Lehecq. Lui, en voyant les photos du journal, se reconnaît immédiatement. Il a rencontré son frère, et aussi leur mère biologique, toujours en vie.
Soyons honnêtes
Le plus dur dans cette histoire, c’est ce qu’elle dit du temps qu’on ne rattrapera pas. Les deux frères habitaient Caen, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre, depuis des années. Ils ont croisé les mêmes rues, les mêmes commerces, sans jamais se voir. À dix-huit ans, Jean-Marc avait déjà cherché ses parents biologiques, et on lui avait répondu que ce ne serait pas possible. Cinquante-sept ans ne se rattrapent pas. Mais il leur reste tout le reste.
Questions fréquentes
Comment Frédéric Scellos a-t-il appris qu'il avait un frère ?
En 2022, en ouvrant une armoire et en tombant sur un vieux livret de famille. Il y a lu une ligne qu'il n'avait jamais vue : un petit frère né en 1968. Lui avait grandi fils unique à Argentan. L'enfant avait été confié à une nourrice vers deux ans, placé sous la responsabilité de la DDASS, puis adopté et avait changé de nom.
Comment les deux frères ont-ils été réunis ?
Grâce à Annie Roncin, passionnée de généalogie, qui a lu en janvier 2025 le témoignage et l'appel à témoins publiés par Ouest-France. Sans test ADN ni laboratoire, elle a travaillé sur les actes de naissance, les registres, le nom de la famille adoptive et les adresses, de la généalogie à l'ancienne, jusqu'à remonter à Jean-Marc Lehecq. Celui-ci s'est reconnu immédiatement en voyant les photos du journal.
Où vivaient-ils l'un et l'autre ?
À Caen, tous les deux, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, et depuis des années. Ils ont croisé les mêmes rues et les mêmes commerces sans jamais se voir. À dix-huit ans, Jean-Marc avait déjà cherché ses parents biologiques et s'était entendu répondre que ce ne serait pas possible. Ils ont depuis rencontré aussi leur mère biologique, toujours en vie.