Le constat
Un arc-en-ciel, tout le monde sait comment ça marche : il pleut, le soleil est dans le dos, la lumière traverse les gouttes et se décompose. On le voit toujours à l’opposé du soleil, et toujours en arc. Alors quand des couleurs pastel apparaissent en plein milieu d’un nuage, tout près du soleil, et pas du tout en arc, ce n’est pas la même histoire.
La preuve
Ça s’appelle l’irisation, et le mécanisme n’est pas celui de l’arc-en-ciel. Ici, la lumière ne traverse pas de grosses gouttes de pluie : elle contourne des gouttelettes minuscules ou des cristaux de glace. C’est la diffraction. En passant, chaque couleur est déviée d’un angle légèrement différent, et le nuage se met à peindre en rose, vert, doré. Une condition rend la chose rare : il faut que ces gouttelettes soient toutes de la même taille. On voit ça surtout dans les nuages fins et hauts, près du soleil.
Soyons honnêtes
L’irisation n’est pas exceptionnelle au point d’être un événement, elle est surtout discrète. Elle se produit juste à côté du soleil, là où personne ne regarde parce que ça éblouit, et elle dure parfois quelques minutes. Le bon réflexe est simple : masquer le soleil avec la main ou un toit, et regarder les nuages fins juste autour. Il n’y a rien à acheter, rien à télécharger, rien à réserver. Juste à lever les yeux au bon endroit.
Questions fréquentes
Quelle différence avec un arc-en-ciel ?
L'arc-en-ciel vient de la réfraction dans de grosses gouttes de pluie et apparaît à l'opposé du soleil, en arc. L'irisation vient de la diffraction autour de gouttelettes minuscules et apparaît tout près du soleil, sans forme d'arc.
Pourquoi est-ce rare ?
Parce qu'il faut que les gouttelettes du nuage soient toutes de la même taille. On l'observe surtout dans les nuages fins et hauts, près du soleil.
Comment l'observer ?
En masquant le soleil avec la main ou un toit, puis en regardant les nuages fins juste autour. C'est là que personne ne regarde, parce que ça éblouit.