Solidarité Par · 30 août 2026 · 3 min de lecture

Son fils ne parle pas. Elle s'est fait tatouer un clavier sur le bras

ON SOUTIENT
Un clavier tatoué pour que son fils puisse lui parler

En bref. Jessica Fletcher vit à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Son fils Hunter, 11 ans, est autiste et non-verbal : il s'exprime avec une tablette de communication alternative. Au restaurant, la batterie de l'appareil tombe à plat ; Hunter retourne alors un bout de papier, dessine lui-même un clavier dessus et fait semblant de taper pour dire ce qu'il veut manger. Sa mère fait tatouer un clavier complet sur son avant-bras, orienté pour qu'il atteigne les lettres pendant qu'elle lit. Le tatouage comporte « oui », « non », un visage content, un visage triste et un bouton « je t'aime ». Un tatouage ne remplace pas un appareil de CAA ni un accompagnement : il ne se décharge simplement jamais.

Le constat

Hunter a onze ans, il est autiste, et il ne parle pas. Pour se faire comprendre, il utilise une tablette de communication sur laquelle il compose ce qu’il veut dire. Ça marche très bien. Sauf que c’est un appareil : ça tombe en panne, ça reste à la maison, ça se décharge. Et le jour où ça s’éteint, ce n’est pas un écran qui s’arrête. C’est un enfant qui n’a plus aucun moyen de dire ce qu’il a dans la tête.

La preuve

C’est arrivé au restaurant. La batterie lâche. Hunter attrape un papier qui traîne sur la table, le retourne, et dessine lui-même un clavier dessus. Puis il fait semblant de taper, touche par touche, pour dire à sa mère ce qu’il veut manger. Jessica Fletcher, elle, a compris quelque chose ce jour-là : il lui fallait un clavier qu’on ne peut ni oublier, ni décharger, ni casser. Elle est allée s’en faire tatouer un sur l’avant-bras. Un vrai, complet, tourné dans le bon sens pour que Hunter atteigne les lettres pendant qu’elle lit ce qu’il compose. Avec « oui », « non », un visage content, un visage triste. Et un bouton « je t’aime ».

Soyons honnêtes

Un tatouage ne rend personne autonome. Hunter a toujours besoin de son appareil, d’un accompagnement, de gens formés autour de lui, et rien de tout ça ne se règle avec de l’encre. Ce que ce clavier apporte, c’est autre chose : il est toujours là. Dans une file d’attente, dans une voiture, en pleine nuit, quand plus rien ne fonctionne. Sa mère a transformé son propre bras en filet de sécurité. La vidéo a dépassé le million de vues, d’autres parents s’en sont fait tatouer un, et une marque a même sorti des manches imprimées pour ceux qui ne veulent pas de tatouage.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un appareil de CAA ?

La communication alternative et améliorée regroupe les outils qui permettent de s'exprimer sans passer par la parole. Ici, une tablette sur laquelle Hunter compose ce qu'il veut dire, lettre par lettre.

Pourquoi un tatouage plutôt qu'un support papier ?

Parce qu'il est toujours là. Un support papier se perd, un appareil se décharge ou reste à la maison. Le bras de sa mère, lui, suit partout : dans une file d'attente, en voiture, en pleine nuit.

Est-ce que d'autres parents l'ont fait ?

Oui. La vidéo de Hunter utilisant le tatouage a dépassé le million de vues, d'autres parents s'en sont fait tatouer un, et une marque a lancé des manches imprimées pour ceux qui ne veulent pas de tatouage.

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