Solidarité Par · 31 août 2026 · 3 min de lecture

Elle cherchait son frère. Il était déjà dans le bâtiment

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Elle cherchait son frère : il était dans le bâtiment

En bref. Muriel Bujega, 73 ans, vit dans le sud de Londres. Atteinte d'un cancer du sein, elle est admise au St Christopher's Hospice après la mort de son mari Joseph. Elle avait perdu le contact avec son frère Colin près de quinze ans plus tôt, quand l'aidant de Colin est mort et que celui-ci a dû déménager : tous deux ont un handicap intellectuel. Elle demande à l'équipe de l'aider à le retrouver. L'infirmière spécialisée Phoebe Mooney mène la recherche et découvre que Colin était déjà bénévole dans l'une des boutiques caritatives du même hospice. Au Royaume-Uni, seule une personne sur cinq sait que les services de soins palliatifs accompagnent aussi ce type de démarche.

Le constat

Muriel Bujega a soixante-treize ans et vit dans le sud de Londres. Il y a une quinzaine d’années, elle a perdu le contact avec son frère Colin. Personne ne s’est fâché. C’est juste que l’homme qui s’occupait de Colin est mort, que Colin a dû déménager, et qu’ils ont tous les deux un handicap intellectuel. Sans quelqu’un pour maintenir le lien, le lien s’arrête. Puis le mari de Muriel, Joseph, est mort à son tour. Et un cancer du sein l’a menée jusqu’à un service de soins palliatifs.

La preuve

En arrivant au St Christopher’s Hospice, Muriel a demandé une chose à l’équipe : m’aider à retrouver mon frère. Phoebe Mooney, infirmière spécialisée, s’est mise à chercher. Elle a fini par joindre une ergothérapeute qui connaissait Colin. Et là, la réponse est tombée : Colin était bénévole dans l’une des boutiques caritatives de l’hospice. Le même hospice. Pendant que Muriel le cherchait depuis quinze ans, il rangeait des rayons à quelques rues de là. Ce que Muriel raconte des retrouvailles : il n’arrivait pas à croire que c’était moi, j’étais en larmes, à pleurer sur son épaule.

Soyons honnêtes

Si personne n’avait cherché, ils ne se seraient jamais revus. Colin aurait continué à tenir sa boutique, Muriel serait restée seule dans sa chambre, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Ce qui a fait la différence, c’est une infirmière qui a pris le temps de passer des coups de fil qui ne figuraient sur aucune fiche de soins. Au Royaume-Uni, seule une personne sur cinq sait que les services de soins palliatifs font aussi ça : aider quelqu’un à retrouver sa famille avant la fin. Muriel, elle, va maintenant à la gym et à l’atelier d’art de l’établissement.

Questions fréquentes

Comment son frère a-t-il été retrouvé ?

Une infirmière spécialisée de l'hospice, Phoebe Mooney, a mené la recherche et joint une ergothérapeute qui connaissait Colin. Il s'est avéré qu'il était bénévole dans une boutique caritative du même établissement.

Pourquoi avaient-ils perdu le contact ?

L'homme qui s'occupait de Colin est mort, ce qui l'a obligé à déménager. Comme le frère et la sœur ont tous deux un handicap intellectuel, le lien s'est rompu faute de quelqu'un pour l'entretenir.

Les soins palliatifs font-ils vraiment ce genre de recherche ?

Oui, ils accompagnent aussi des souhaits personnels comme retrouver un proche. C'est peu connu : au Royaume-Uni, seul un adulte sur cinq le sait.

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