Le constat
Omar Artan est arbitre international somalien. Après des années à monter les échelons, il fait partie des officiels sélectionnés pour arbitrer la Coupe du monde 2026, organisée entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Pour un arbitre, c’est le sommet d’une carrière, et pour un Somalien, c’est encore autre chose. Sauf qu’il ne posera jamais le pied sur le terrain.
La preuve
Il n’est pas autorisé à entrer sur le territoire américain. Un responsable du Département d’État justifie le refus en évoquant des liens supposés avec des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes. Il est privé du Mondial, et il parlera plus tard d’une période difficile. Alors l’UEFA le désigne pour arbitrer la Supercoupe d’Europe, entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa. Il devient le premier arbitre non européen de l’histoire de cette finale.
Soyons honnêtes
Une finale ne remplace pas une Coupe du monde, et il ne l’a jamais prétendu. L’accusation américaine, elle, n’a jamais été jugée : c’est une décision administrative, pas un verdict, et il n’a pas eu de tribunal pour se défendre. Ce qui reste, c’est ce qu’il a écrit de sa main sur le ballon du match, avant de le poser au centre du terrain : « C’était ma Coupe du monde. » Quand on ferme une porte à quelqu’un, il arrive qu’une autre institution en ouvre une. Ça ne répare pas tout. Ça répare quelque chose.
Questions fréquentes
Pourquoi n'a-t-il pas arbitré le Mondial ?
Il n'a pas été autorisé à entrer aux États-Unis. Un responsable du Département d'État a justifié le refus par des liens supposés avec des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes.
Cette accusation a-t-elle été jugée ?
Non. Il s'agit d'une décision administrative, pas d'un verdict : il n'a pas eu de tribunal pour se défendre.
Qu'a-t-il arbitré ensuite ?
La Supercoupe d'Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, devenant le premier arbitre non européen de l'histoire de cette finale.