Solidarité Par · 14 août 2026 · 2 min de lecture

Une voisine lui a déposé un plat devant la porte. Dix ans plus tard, quinze mille personnes mangent ensemble

ON SOUTIENT
Les Petites Cantines : on cuisine et on paie ce qu'on peut

En bref. Diane Dupré la Tour est journaliste, elle a trente-deux ans et trois enfants quand son mari meurt dans un accident de voiture. Elle s'isole doucement, comme on s'isole quand on n'a plus la force de faire le premier pas, sans que personne s'en rende vraiment compte. Un jour, une voisine qu'elle connaît à peine dépose un plat mitonné devant chez elle, rien d'autre, et ce geste minuscule la remet debout. Elle en tire une conviction : notre besoin le plus fondamental est d'être reliés les uns aux autres. Avec Étienne Thouvenot, elle teste des cuisines en 2015 et ouvre la première Petite Cantine à Lyon, dans le quartier de Vaise, en septembre 2016. Le principe tient en trois lignes : on cuisine ensemble, on mange à la même table, on paie ce qu'on peut. En octobre 2024, le réseau comptait quatorze cantines ouvertes et dix-neuf en préparation, et plus de quinze mille membres depuis le début. Nuance : un déjeuner ne remplace ni un logement, ni un travail, ni un deuil, et l'intéressée ne prétend pas le contraire.

Le constat

Diane Dupré la Tour est journaliste, elle a trente-deux ans, trois enfants, et son mari meurt dans un accident de voiture. Le monde continue de tourner, pas elle. Elle s’isole, doucement, comme on s’isole quand on n’a plus la force de faire le premier pas. Personne ne s’en rend vraiment compte. C’est ça, la solitude : elle ne fait pas de bruit.

La bonne nouvelle

Un jour, une voisine qu’elle connaît à peine dépose un plat mitonné devant chez elle. Rien d’autre. Ce geste minuscule la remet debout. Elle raconte qu’elle est longtemps passée à côté de l’essentiel, et que notre besoin le plus fondamental, c’est d’être reliés les uns aux autres. Alors elle cherche un moyen simple de recréer ça. Avec Étienne Thouvenot, elle teste des cuisines en 2015 et ouvre la première Petite Cantine à Lyon, dans le quartier de Vaise, en septembre 2016. Le principe tient en trois lignes : on cuisine ensemble, on mange à la même table, on paie ce qu’on peut. En octobre 2024, le réseau comptait quatorze cantines ouvertes et dix-neuf en préparation, et plus de quinze mille membres depuis le début.

Soyons honnêtes

Un déjeuner ne remplace pas un logement, ni un travail, ni un deuil. Diane Dupré la Tour ne prétend pas le contraire. Ce qu’elle revendique, c’est autre chose : chez elle, il n’y a pas ceux qui aident d’un côté et ceux qu’on aide de l’autre. Tout le monde épluche, tout le monde met la table, tout le monde donne selon ses moyens. Et c’est peut-être ça qui manque le plus aujourd’hui : un endroit où on n’est l’assisté de personne.

Questions fréquentes

Comment fonctionne une Petite Cantine ?

Le principe tient en trois lignes : on cuisine ensemble, on mange à la même table, on paie ce qu'on peut. Il n'y a pas d'un côté ceux qui aident et de l'autre ceux qu'on aide : tout le monde épluche, tout le monde met la table, chacun donne selon ses moyens. La première a ouvert à Lyon, dans le quartier de Vaise, en septembre 2016.

Qui a créé Les Petites Cantines ?

Diane Dupré la Tour, journaliste devenue veuve à trente-deux ans avec trois enfants, et Étienne Thouvenot. Après la mort de son mari, elle s'était isolée, et c'est le plat déposé devant sa porte par une voisine qu'elle connaissait à peine qui l'a remise debout. Le duo a testé des cuisines en 2015 avant d'ouvrir la première cantine en 2016.

Combien de cantines existent aujourd'hui ?

En octobre 2024, le réseau comptait quatorze cantines ouvertes et dix-neuf en préparation, avec plus de quinze mille membres passés par le dispositif depuis le début. La limite est assumée : un déjeuner ne remplace ni un logement, ni un travail, ni un deuil. Ce que le lieu propose, c'est un endroit où l'on n'est l'assisté de personne.

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