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Le vrai ennemi : la solitude
Après un grave accident de la vie, un traumatisme crânien par exemple, beaucoup de personnes handicapées basculent dans la solitude. Coupées de leurs amis, de leur travail, parfois de leur famille. Souvent, le plus dur n’est pas le handicap lui-même, mais l’isolement qui l’accompagne.
Une autre idée : vivre ensemble
L’association Simon de Cyrène propose une réponse simple et belle : des maisons partagées, où des personnes handicapées et des personnes valides vivent ensemble. On y mange ensemble, on rigole, on se dispute parfois, on s’entraide. Une vraie vie de maison, pas un établissement médical.
Un modèle qui grandit
Aujourd’hui, près de 1000 personnes, handicapées et valides, vivent cette aventure, dans 38 maisons partagées et 15 lieux d’activités de jour. De nouvelles maisons ouvrent régulièrement, et une vingtaine d’autres sont en projet.
Ce qu’il faut nuancer
Chez Wanted, on garde les pieds sur terre. Près de 1000 personnes, à l’échelle du pays, ça reste une goutte d’eau face aux besoins. Mais ce modèle marche, il essaime, et il change tout pour celles et ceux qui le vivent. Parce qu’au fond, la meilleure réponse à l’exclusion, ce n’est pas de vivre à côté des personnes handicapées, mais de vivre avec elles.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une maison partagée Simon de Cyrène ?
C'est un lieu de vie où des personnes lourdement handicapées, souvent après un traumatisme crânien, vivent avec des personnes valides, comme une grande colocation solidaire. On y partage le quotidien : repas, activités, entraide, amitié. Ce n'est pas un établissement médical, mais un vrai chez-soi.
Combien de personnes sont concernées ?
Près de 1000 personnes, handicapées et valides, participent aujourd'hui à cette vie partagée, réparties dans 38 maisons partagées (environ 430 logements) et 15 lieux d'activités de jour. Une vingtaine d'autres maisons sont en projet.
Est-ce que ça suffit face aux besoins ?
Non, ça reste limité au regard de l'immensité des besoins. Mais le modèle fait ses preuves et inspire, maison après maison. Et pour les personnes qui le vivent, il change radicalement le quotidien, en remplaçant l'isolement par du lien.