Environnement 6 juillet 2026 · 4 min de lecture

Le poumon de la planète respire un peu mieux

BRAVO
Amazonie : la déforestation au plus bas depuis 2019

En bref. En 2025, la déforestation en Amazonie brésilienne est tombée à son plus bas niveau depuis 2019, selon les données du réseau MapBiomas publiées en mai 2026. Elle a reculé d'environ 23,5 % en un an, et pour la première fois, l'ensemble du Brésil est passé sous le million d'hectares de forêt perdus sur une année. Ce renversement s'explique par le retour de la surveillance satellite, des contrôles et de la police de l'environnement. Nuance importante : ces chiffres ne comptent pas les pertes dues aux incendies, et la savane du Cerrado reste très touchée.

Des années de recul

Pendant des années, l’Amazonie a reculé sous nos yeux : coupée pour le bois, brûlée pour dégager des terres, remplacée par des champs de soja et des pâturages. Or cette forêt abrite une part immense de la biodiversité mondiale et joue un rôle majeur dans la régulation du climat et du cycle de l’eau. Selon MapBiomas, la quasi-totalité de la végétation perdue au Brésil est convertie en surfaces agricoles : la pression vient d’abord de l’expansion des cultures et de l’élevage.

2025 : la courbe s’inverse

En 2025, la déforestation en Amazonie brésilienne est tombée à son plus bas niveau depuis 2019, début des séries de données de MapBiomas. Elle a reculé d’environ 23,5 % par rapport à 2024. Sur l’ensemble du Brésil, la baisse atteint environ 20 %, et le pays passe pour la première fois sous le seuil du million d’hectares perdus en un an.

Comment un tel renversement est possible

Ce recul n’a rien de magique. Il tient à un retour des moyens et de la volonté politique : des satellites surveillent la forêt quasiment en temps réel et repèrent vite les zones attaquées, la police de l’environnement est de nouveau active sur le terrain, et les contrôles, les sanctions et la protection des territoires autochtones ont repris. De la surveillance, des règles, et des gens pour les faire respecter.

Ce que ça change

Chaque hectare qui n’est pas rasé, c’est du carbone qui reste stocké au lieu de partir dans l’atmosphère, ce sont des pluies préservées, des rivières protégées et des milliers d’espèces qui gardent leur habitat. À l’échelle de la planète, préserver l’Amazonie est l’un des leviers les plus efficaces contre le réchauffement.

Ce qu’il faut nuancer

Chez Wanted, on raconte les bonnes nouvelles honnêtement. Ces chiffres ne comptent pas les pertes dues aux incendies, qui peuvent être massives lors des années sèches. La savane du Cerrado, voisine et tout aussi précieuse, reste fortement touchée. Et une seule bonne année ne répare pas des décennies de destruction. La forêt reste fragile. Mais l’essentiel est acquis : on a la preuve qu’inverser la courbe est possible.

Questions fréquentes

La déforestation de l'Amazonie est-elle vraiment en baisse ?

Oui. Selon MapBiomas, la déforestation en Amazonie brésilienne a reculé d'environ 23,5 % en 2025 par rapport à 2024, atteignant son plus bas niveau depuis 2019, confirmé par le suivi satellite.

Pourquoi cette baisse maintenant ?

Grâce au retour de la surveillance et de l'application de la loi : suivi satellite en temps quasi réel, réactivation de la police environnementale, contrôles renforcés et protection accrue des territoires autochtones.

Est-ce que la forêt est sauvée pour autant ?

Non, il faut rester prudent. Ces chiffres n'incluent pas les incendies, le Cerrado reste très touché, et une bonne année ne compense pas des décennies de pertes. Mais la tendance montre que la destruction n'est pas une fatalité.

Encore un peu d'espoir ?