Environnement Par · 21 juillet 2026 · 3 min de lecture

On a goudronné les cours d'école pendant cinquante ans. Lille fait l'inverse, et gagne 4 à 5°C de fraîcheur

BRAVO
Cours d'école : Lille arrache le bitume, 4 à 5°C en moins

En bref. Depuis 2018, la ville de Lille arrache le bitume de ses cours d'école pour le remplacer par de la pleine terre, de l'herbe, des arbres, des points d'eau et de l'ombre. Dans toutes les écoles de la ville, au moins un tiers de la cour est désormais végétalisé, et une quinzaine de cours ont été entièrement transformées, comme à Turgot, Gounod ou Desbordes-Valmore. Le gain est mesurable : « Enlever le bitume, ça fait des cours en moyenne 4 à 5 degrés plus fraîches », explique Charlotte Brun, adjointe au maire. L'eau de pluie s'infiltre dans le sol au lieu de filer dans les égouts, et certaines classes se font maintenant dehors, sous les arbres. Nuance : le chantier est lent et coûteux, 3 à 4 cours par an pour 1 à 1,2 million d'euros, soit plus de vingt ans pour couvrir toute la ville, et l'Éducation nationale reste timide sur le sujet.

L’été, une cour goudronnée devient une plaque brûlante

On a bétonné les cours d’école pendant des décennies parce que c’était pratique à entretenir. Sauf qu’en pleine canicule, le bitume emmagasine la chaleur toute la journée et la renvoie aux enfants. La cour se transforme en îlot de chaleur, au pire moment de l’année, et pile à l’endroit où les élèves passent leurs récrés.

Lille arrache le bitume et plante des arbres

Depuis 2018, la ville fait exactement l’inverse de ce qu’on a fait pendant cinquante ans : elle enlève le goudron. À la place, de la pleine terre, de l’herbe, des arbres, des points d’eau et de l’ombre. Dans toutes les écoles de la ville, au moins un tiers de la cour est aujourd’hui végétalisé, et une quinzaine de cours ont été entièrement transformées, comme à Turgot, Gounod ou Desbordes-Valmore.

Des cours plus fraîches, et des classes dehors

Le résultat se mesure. « Enlever le bitume, ça fait des cours en moyenne 4 à 5 degrés plus fraîches », explique Charlotte Brun, adjointe au maire. L’eau de pluie ne part plus dans les égouts, elle s’infiltre dans le sol. Et les enfants y gagnent autre chose : ils observent les saisons, croisent des insectes, et certaines classes se font désormais dehors, sous les arbres. Une cour qui redevient un morceau de nature, ça change une journée d’école.

Ce qu’il faut nuancer

Chez Wanted, on raconte les bonnes nouvelles honnêtement. Le chantier avance lentement : 3 à 4 cours par an, pour 1 à 1,2 million d’euros. À ce rythme, il faudra plus de vingt ans pour couvrir toute la ville. Le vrai frein, c’est l’argent, et l’Éducation nationale reste encore timide sur le sujet. Mais l’idée est simple, elle marche, et n’importe quelle commune peut la copier.

Questions fréquentes

Pourquoi une cour d'école goudronnée devient-elle si chaude ?

Le bitume stocke la chaleur toute la journée et la renvoie ensuite. En pleine canicule, une cour goudronnée se transforme donc en plaque brûlante, exactement là où les enfants passent leurs récrés. C'est ce qu'on appelle un îlot de chaleur.

Qu'est-ce que Lille met à la place du bitume ?

De la pleine terre, de l'herbe, des arbres, des points d'eau et des zones d'ombre. Dans toutes les écoles de la ville, au moins un tiers de la cour est végétalisé, et une quinzaine de cours ont été entièrement refaites, comme à Turgot, Gounod ou Desbordes-Valmore.

Combien de temps faut-il pour transformer toutes les cours d'une ville ?

À Lille, le rythme est de 3 à 4 cours par an, pour un budget de 1 à 1,2 million d'euros. À cette cadence, il faudra plus de vingt ans pour couvrir toute la ville. Le vrai frein, c'est l'argent.

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