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Le discours qu’on connaît par cœur
Amazonie qui brûle, forêts rasées pour l’huile de palme ou le soja : on a tous en tête les images de la déforestation. Et elles sont vraies : à l’échelle du monde, on perd des forêts à toute vitesse. Du coup, on a fini par croire que c’était pareil partout.
Sauf qu’en Europe, c’est l’inverse
Chez nous, la tendance est carrément inversée. La forêt gagne du terrain, année après année. Elle couvre aujourd’hui environ 39 % de la surface de l’Union européenne, soit près de 160 millions d’hectares, contre 33,5 % au début du siècle.
Ce que ça représente
Entre 1990 et 2020, la superficie forestière européenne a augmenté d’environ 10 %, soit 14 millions d’hectares. C’est l’équivalent de la Hongrie et de la Slovaquie réunies, entièrement recouvertes de forêt. L’Irlande a le plus fort taux de progression (près de 69 % depuis 1990), et en surface, les plus gros gains sont en Espagne, en France et en Italie.
Grâce à quoi
Ce retour vient des politiques de reboisement et de la croissance naturelle de la forêt, quand on lui laisse de la place. L’Union européenne a même prévu de planter 3 milliards d’arbres d’ici 2030.
Ce qu’il faut nuancer
Chez Wanted, on aime les bonnes nouvelles honnêtes. Une forêt qui s’étend en surface, ce n’est pas la même chose qu’une forêt en pleine santé. Monocultures plantées en rangs, coupes, incendies, stress climatique : les menaces restent bien là, et la biodiversité reste fragile. Plus d’arbres ne veut pas dire que tout est réglé. Mais quand tant de forêts reculent ailleurs, en voir une gagner du terrain chez nous, c’est déjà une vraie victoire.
Questions fréquentes
La forêt augmente-t-elle vraiment en Europe ?
Oui. Les forêts couvrent aujourd'hui environ 39 % de la surface de l'Union européenne, contre 33,5 % en 2000. Entre 1990 et 2020, la superficie forestière a gagné environ 14 millions d'hectares, soit à peu près la Hongrie et la Slovaquie réunies.
Grâce à quoi ?
Grâce aux politiques de reboisement et à la croissance naturelle de la forêt là où on lui laisse de la place. L'Irlande a par exemple augmenté sa forêt de près de 69 % depuis 1990, et l'Union européenne vise 3 milliards d'arbres plantés d'ici 2030.
Cela veut-il dire que tout va bien pour les forêts européennes ?
Non. La surface qui grandit ne dit pas tout de la santé des forêts. Monocultures, coupes, incendies et stress climatique restent des menaces réelles. Plus d'arbres ne signifie pas des forêts en pleine forme partout : c'est une bonne nouvelle en surface, pas un feu vert.